LPP en Suisse : fonctionnement, coûts et pièges du 2ème pilier
La LPP, ou 2e pilier, complète l’AVS et joue un rôle central dans la retraite en Suisse.
Obligatoire pour de nombreux salariés, facultative pour la plupart des indépendants, elle peut aussi couvrir l’invalidité et le décès.
Voici comment elle fonctionne, combien elle coûte et les erreurs à éviter.
Cet article a été rédigé par NEO Group SA, courtier en assurances à Genève, spécialisé dans les solutions pour entreprises depuis plus de 20 ans.
Table des matières
Comment fonctionne la LPP ?
La LPP fonctionne comme une épargne professionnelle constituée pendant la vie active. Chaque année, une partie du salaire assuré est créditée sur l’avoir de vieillesse de l’assuré. Cet avoir servira ensuite à financer une rente, un capital ou une combinaison des deux au moment de la retraite.
La prévoyance professionnelle repose principalement sur trois mécanismes :
L’affiliation
L’employeur affilie ses salariés à une caisse de pension lorsqu’ils remplissent les conditions légales. L’affiliation permet de couvrir la retraite, mais aussi certains risques comme l’invalidité et le décès.
Les cotisations
L’employeur et l’employé financent ensemble la prévoyance. Les cotisations sont calculées sur le salaire coordonné et varient notamment selon l’âge, le plan choisi et les prestations prévues.
Les prestations
La caisse de pension verse des prestations à la retraite, en cas d’invalidité ou en cas de décès. Selon le règlement, ces prestations peuvent prendre la forme d’une rente, d’un capital ou d’une couverture pour les survivants.
La LPP complète l’AVS/AI/PC et vise à maintenir une partie du niveau de vie après la retraite ou en cas d’événement grave.
À quoi sert la LPP ?
La LPP sert à constituer une épargne retraite professionnelle, financée par l’employeur et l’employé. Elle complète l’AVS, couvre une partie du revenu à la retraite et peut aussi prévoir des prestations en cas d’invalidité ou de décès. Pour les salariés au-dessus du seuil légal, il s’agit d’une des assurances obligatoires.
Les chiffres LPP 2026 en un coup d’œil
| Élément LPP | Montant / règle 2026 | À quoi ça sert |
|---|---|---|
| Seuil d’entrée LPP | 22’680 CHF / an | Salaire annuel à partir duquel l’affiliation devient obligatoire |
| Déduction de coordination | 26’460 CHF / an | Part théoriquement couverte par l’AVS |
| Salaire annuel maximal LPP obligatoire | 90’720 CHF / an | Plafond du salaire pris en compte dans le minimum légal |
| Salaire coordonné maximal | 64’260 CHF / an | Base maximale de cotisation dans le minimum légal |
| Salaire coordonné minimal | 3’780 CHF / an | Minimum assuré si le salaire dépasse le seuil |
| Taux d’intérêt minimal LPP obligatoire | 1,25 % | Rémunération minimale de l’avoir obligatoire en 2026 |
Les montants-limites LPP applicables en 2026 sont identiques à ceux de 2025 : le seuil d’entrée est fixé à 22’680 CHF, la déduction de coordination à 26’460 CHF et le salaire coordonné maximal à 64’260 CHF. Les seuils et montants LPP sont mis à jour chaque année dans les chiffres clés des assurances sociales publiés par l’OCAS.
Qui est concerné par la LPP ?
L’obligation LPP dépend principalement du statut professionnel, du niveau de salaire et du lien avec un employeur. Un salarié, un indépendant et un dirigeant de société ne sont donc pas toujours traités de la même manière.
Les salariés
Un salarié est obligatoirement affilié à la LPP s’il est soumis à l’AVS et gagne au moins le seuil légal annuel auprès d’un employeur. En 2026, ce seuil est de 22’680 CHF par an.
Avant 25 ans, la LPP couvre principalement les risques de décès et d’invalidité. L’épargne vieillesse commence à partir du 1er janvier qui suit le 24ème anniversaire.
Les indépendants
Les indépendants ne sont généralement pas obligés de cotiser à la LPP. Ils peuvent toutefois s’assurer volontairement pour renforcer leur retraite, améliorer leur couverture invalidité/décès et compléter leur stratégie de prévoyance.
Pour certains profils, une LPP pour indépendant peut devenir intéressante, surtout lorsque le revenu est régulier ou élevé.
Les dirigeants de société
Un dirigeant salarié de sa propre SA ou Sàrl est généralement traité comme un salarié. S’il se verse un salaire supérieur au seuil légal, l’affiliation LPP devient nécessaire.
C’est une différence importante entre l’indépendant en raison individuelle et le dirigeant salarié de sa société.
Les obligations d’assurance dépendent principalement de la présence d’employés, du statut de l’entrepreneur et du montant des salaires versés.
Salaire coordonné : le point clé à comprendre
La LPP ne s’applique pas forcément à tout le salaire. Elle s’applique au salaire coordonné, c’est-à-dire la partie du revenu prise en compte pour calculer les cotisations et les prestations.
La logique est la suivante :
Salaire coordonné = salaire annuel AVS – déduction de coordination
En 2026, la déduction de coordination est de 26’460 CHF.
Exemple simple du calcul de salaire coordonné LPP :
| Salaire annuel | Déduction de coordination | Salaire coordonné |
|---|---|---|
| 60’000 CHF | 26’460 CHF | 33’540 CHF |
| 80’000 CHF | 26’460 CHF | 53’540 CHF |
| 100’000 CHF | 26’460 CHF | 64’260 CHF maximum dans le minimum légal |
Le salaire coordonné est essentiel, car c’est sur cette base que sont calculées les cotisations minimales.
Pourquoi les petits salaires sont parfois mal couverts ?
La déduction de coordination peut fortement réduire la part du salaire réellement assurée.
La LPP peut sembler surprenante pour les petits salaires, car elle ne s’applique pas directement à l’ensemble du revenu. Avant de calculer les cotisations, on retire la déduction de coordination. Résultat : la partie réellement assurée peut être beaucoup plus faible que le salaire annuel.
Exemple : avec un salaire annuel de 35’000 CHF, on retire la déduction de coordination de 26’460 CHF. Le salaire coordonné est donc seulement de 8’540 CHF. C’est sur ce montant, et non sur les 35’000 CHF, que sont calculées les cotisations minimales.
| Salaire annuel | Salaire coordonné approximatif |
|---|---|
| 30’000 CHF | 3’780 CHF minimum |
| 35’000 CHF | 8’540 CHF |
| 45’000 CHF | 18’540 CHF |
C’est pour cette raison qu’un salarié à temps partiel ou avec un petit salaire peut avoir une LPP assez faible, même s’il est officiellement affilié.
Pour une entreprise, il peut être pertinent de choisir un plan avec une déduction de coordination réduite, proportionnelle au taux d’activité ou supprimée. Cela permet d’améliorer la couverture des petits salaires, des temps partiels et des profils à revenu modeste.
Et pour les hauts salaires ?
Le minimum légal LPP ne couvre pas forcément l’ensemble d’un haut revenu.
En 2026, le salaire annuel maximal pris en compte dans la LPP obligatoire est de 90’720 CHF, ce qui donne un salaire coordonné maximal de 64’260 CHF. Au-delà, la couverture dépend du plan choisi par l’entreprise.
| Salaire annuel | Salaire coordonné approximatif |
|---|---|
| 90’720 CHF | Salaire coordonné maximal de 64’260 CHF |
| 120’000 CHF | Le minimum obligatoire ne couvre pas tout le salaire |
| 180’000 CHF | Une LPP complémentaire devient souvent pertinente |
C’est là qu’intervient la LPP complémentaire, aussi appelée prévoyance surobligatoire. Elle permet de couvrir les salaires élevés ou d’offrir de meilleures prestations que le minimum légal. NEO dispose justement d’une page service dédiée à la prévoyance complémentaire LPP pour les entreprises.
Combien coûte une LPP ?
Le coût d’une LPP varie fortement d’une entreprise à l’autre. Il dépend du salaire assuré, de l’âge des employés, du niveau de couverture choisi et des conditions de la caisse de pension.
Il faut aussi distinguer les cotisations d’épargne, qui servent à constituer le capital retraite, et les primes de risque, qui financent les prestations en cas d’invalidité ou de décès.
Le coût d’une LPP dépend principalement de quatre éléments :
- l’âge des assurés
- le salaire coordonné
- le niveau de prestations choisi
- les primes de risque décès/invalidité, les frais et les conditions de la caisse.
| Âge | Bonification de vieillesse minimale |
|---|---|
| 25 à 34 ans | 7 % du salaire coordonné |
| 35 à 44 ans | 10 % du salaire coordonné |
| 45 à 54 ans | 15 % du salaire coordonné |
| 55 ans à l’âge de référence | 18 % du salaire coordonné |
L’employeur doit au minimum financer une contribution égale à celle de l’ensemble de ses salariés. En pratique, l’employeur paie donc au moins la moitié des cotisations, mais il peut financer davantage. Les taux de bonification minimaux par âge sont publiés par l’OFAS/AVS-AI
Exemples concrets de cotisations LPP
| Profil | Salaire annuel | Salaire coordonné | Taux vieillesse | Bonification annuelle | Part salarié |
|---|---|---|---|---|---|
| Salarié 28 ans | 45’000 CHF | 18’540 CHF | 7% | 1’298 CHF | 649 CHF / an |
| Salarié 38 ans | 80’000 CHF | 53’540 CHF | 10% | 5’354 CHF | 2’677 CHF / an |
| Salarié 48 ans | 100’000 CHF | 64’260 CHF | 15% | 9’639 CHF | 4’820 CHF / an |
| Salarié 57 ans | 100’000 CHF | 64’260 CHF minimum légal | 18% | 11’567 CHF | 5’783 CHF / an |
Ces montants illustrent uniquement l’épargne vieillesse minimale. Les primes de risque, les frais, les plans surobligatoires et la répartition exacte entre employeur et employé peuvent modifier le coût final.
Que couvre la LPP ?
La LPP ne sert pas uniquement à préparer la retraite. Elle couvre aussi plusieurs situations importantes.
Retraite
La LPP permet de constituer un capital de vieillesse. Au moment de la retraite, ce capital peut être converti en rente ou, selon les règles de la caisse, retiré partiellement ou totalement en capital.
Dans la partie obligatoire, le capital est converti en rente annuelle avec un taux de conversion légal de 6,8 %.
Invalidité
Si une personne devient invalide, la caisse de pension peut verser une rente d’invalidité. Cette prestation complète généralement les prestations de l’AI et aide à maintenir une partie du revenu.
Les conditions, les délais et les montants dépendent du règlement de la caisse, du salaire assuré et du niveau de couverture choisi par l’entreprise.
Décès
En cas de décès, la LPP peut prévoir des prestations pour les survivants : conjoint, partenaire, enfants ou autres bénéficiaires selon le règlement de la caisse.
Attention : le capital décès n’est pas toujours identique d’une caisse à l’autre. Certaines solutions prévoient surtout des rentes de survivants, tandis que d’autres ajoutent un capital décès plus généreux.
Deux plans LPP peuvent donc coûter un montant similaire, mais offrir des protections très différentes. C’est pourquoi il est important de comparer les prestations réelles, et pas seulement la prime.
LPP obligatoire ou LPP complémentaire : quelle différence ?
La LPP obligatoire correspond au minimum légal. Elle fixe les bases de l’affiliation, du salaire assuré, des cotisations et des prestations minimales.
La LPP complémentaire, aussi appelée prévoyance surobligatoire, permet d’aller plus loin. Elle peut améliorer la couverture des hauts salaires, renforcer les prestations décès/invalidité ou rendre le plan de prévoyance plus attractif pour les employés.
| Type de LPP | Rôle | Pour qui ? |
|---|---|---|
| LPP obligatoire | Respecter le minimum légal | Salariés dépassant le seuil légal |
| LPP surobligatoire / complémentaire | Améliorer la couverture | Cadres, hauts salaires, entreprises attractives |
| LPP volontaire indépendant | Se protéger sans obligation légale | Indépendants, professions libérales, entrepreneurs |
Pour une entreprise, la LPP complémentaire peut devenir un vrai avantage RH. Pour un dirigeant ou un indépendant, elle peut aussi jouer un rôle important dans une stratégie globale de prévoyance et de fiscalité.
Les pièges fréquents à éviter avec la LPP
La LPP paraît simple en théorie, mais certaines erreurs peuvent coûter cher à l’entreprise ou laisser les assurés moins bien protégés qu’ils ne l’imaginent. Les pièges les plus fréquents concernent l’affiliation, le salaire coordonné, le choix de la caisse et la gestion des situations particulières.
Oublier l’affiliation d’un salarié
Dès qu’un salarié dépasse le seuil légal et remplit les conditions, il doit être affilié. Un oubli peut entraîner une régularisation rétroactive, des cotisations à rattraper et des complications administratives.
Sous-estimer l’impact du salaire coordonné
Une entreprise peut croire qu’un salarié est “bien couvert” parce qu’il est affilié à la LPP. En réalité, si le salaire coordonné est faible, la couverture peut être très limitée.
C’est particulièrement vrai pour les petits salaires, les temps partiels et certains contrats flexibles.
Choisir uniquement la prime la moins chère
Une LPP bon marché peut parfois cacher des prestations faibles : couverture décès limitée, invalidité insuffisante, mauvaises conditions pour les hauts salaires ou faible attractivité pour les employés.
Comparer uniquement la prime est rarement suffisant.
Oublier le risque décès / invalidité
La retraite est importante, mais la LPP sert aussi à protéger les proches et le revenu en cas d’accident de vie, en complément de l’assurance accident. Les capitaux décès, les rentes de survivants et les rentes d’invalidité doivent être analysés.
Ne pas adapter le plan à la structure salariale
Une entreprise avec beaucoup de temps partiels, de petits salaires ou de cadres bien rémunérés n’a pas les mêmes besoins qu’une entreprise avec des salaires homogènes. Un plan standard peut donc être légalement correct, mais mal adapté à la réalité de l’entreprise. La déduction de coordination, les hauts salaires et les prestations complémentaires doivent être analysés selon le profil des employés.
Ne pas gérer le libre passage
Lorsqu’une personne quitte un emploi sans rejoindre immédiatement une nouvelle caisse de pension, son avoir doit être transféré sur un compte ou une police de libre passage. Si aucun compte n’est ouvert, l’avoir peut être transféré à l’Institution supplétive LPP.
Qu’est-ce qu’un compte de libre passage ?
Le compte de libre passage sert à conserver l’avoir LPP lorsqu’une personne quitte une caisse de pension sans en rejoindre immédiatement une autre.
C’est fréquent dans plusieurs situations :
- changement d’emploi avec période sans employeur
- départ à l’étranger
- passage au statut indépendant
- pause professionnelle
- chômage ou interruption d’activité
Le compte de libre passage n’est pas une nouvelle LPP active. C’est plutôt un compte de transition qui conserve l’avoir de prévoyance jusqu’à son transfert vers une nouvelle caisse ou jusqu’à un événement permettant le retrait.
Lorsqu’une personne retrouve un emploi soumis à la LPP, elle doit transférer son avoir de libre passage à la caisse de pension du nouvel employeur.
Bon à savoir sur le 2ème pilier LPP
Au-delà de l’affiliation et des cotisations, le 2ème pilier peut aussi intervenir dans plusieurs moments importants de la vie : achat d’un logement, passage au statut indépendant, départ de Suisse, changement d’emploi ou rachat de cotisations.
Ces situations doivent être anticipées, car elles peuvent avoir un impact fiscal, administratif et patrimonial.
Peut-on retirer son 2ème pilier avant la retraite ?
Oui, mais seulement dans certaines situations. Les cas les plus fréquents sont :
| Situation | Retrait possible ? | Conditions principales |
|---|---|---|
| Achat d’une résidence principale | Oui | Usage pour son propre logement |
| Départ en indépendant | Oui | Dans l’année suivant le début de l’activité indépendante |
| Départ définitif de Suisse | Oui, avec limites | Restrictions possibles en cas de départ vers UE/AELE |
| Retraite anticipée | Oui selon caisse | Souvent possible dès 58 ans selon règlement |
| Rachat LPP | Versement volontaire | Permet de combler des lacunes et peut être déductible fiscalement |
Un retrait anticipé du 2ème pilier peut être utile dans certaines situations, mais il réduit aussi l’avoir disponible pour la retraite et peut diminuer les prestations futures.
Avant de retirer son capital LPP, il est donc important d’évaluer les conséquences fiscales, la perte de couverture éventuelle et l’impact à long terme sur la prévoyance.
Comment choisir une bonne LPP pour son entreprise ?
Une bonne LPP ne se résume pas à une prime basse. Elle doit correspondre au profil de l’entreprise, aux salaires, à l’âge des employés et à la stratégie RH.
Les points à comparer :
| Critère | Pourquoi c’est important |
|---|---|
| Déduction de coordination | Impact direct sur les petits salaires et temps partiels |
| Taux d’épargne | Détermine le capital retraite futur |
| Part employeur | Influence l’attractivité de l’entreprise |
| Couverture décès | Protège les proches en cas de décès |
| Couverture invalidité | Protège le revenu en cas d’incapacité durable |
| Hauts salaires | Évite les lacunes pour cadres et dirigeants |
| Frais et conditions | Impact sur le rendement et la gestion |
| Possibilité de rachats | Intéressant pour optimisation fiscale et retraite |
En pratique, une entreprise avec beaucoup de petits salaires n’a pas les mêmes besoins qu’une société avec des cadres ou des dirigeants bien rémunérés.
À retenir
La LPP est obligatoire pour les salariés qui dépassent le seuil légal, mais son efficacité dépend fortement du plan choisi. Le salaire coordonné, la déduction de coordination, les prestations décès/invalidité et la couverture des hauts revenus peuvent créer de grandes différences entre deux caisses de pension.
Pour une entreprise, la LPP est à la fois une obligation légale, un outil de protection sociale et un levier d’attractivité. Pour un indépendant ou un dirigeant, elle peut aussi jouer un rôle important dans la stratégie de retraite et de prévoyance.
FAQ LPP / 2ème pilier
Les questions les plus fréquentes à propos du 2ème pilier LPP
Oui, la LPP est obligatoire pour les salariés soumis à l’AVS qui gagnent au moins le seuil légal annuel auprès d’un employeur. En 2026, ce seuil est de 22’680 CHF par an.
La LPP sert à compléter l’AVS. Elle permet de constituer une épargne retraite professionnelle et peut aussi prévoir des prestations en cas d’invalidité ou de décès.
La LPP est financée par l’employeur et l’employé. L’employeur doit au minimum payer une contribution équivalente à celle de ses salariés, mais il peut prendre en charge une part plus importante.
Le salaire coordonné est la partie du salaire utilisée pour calculer les cotisations LPP. Il correspond au salaire annuel moins la déduction de coordination, avec un minimum et un maximum définis par la loi.
Le coût dépend de l’âge, du salaire coordonné, du plan choisi, des primes de risque et des frais de la caisse. Dans le minimum légal, les bonifications vieillesse vont de 7 % à 18 % du salaire coordonné selon l’âge.
Non, un indépendant n’est généralement pas obligé de cotiser à la LPP. Il peut toutefois s’affilier volontairement pour améliorer sa retraite, sa couverture invalidité/décès et sa stratégie fiscale.
Un compte de libre passage permet de conserver son avoir LPP lorsqu’on quitte une caisse de pension sans rejoindre immédiatement une nouvelle caisse, par exemple entre deux emplois ou lors d’un passage au statut indépendant.
Oui, dans certains cas : achat d’une résidence principale, départ en indépendant, départ définitif de Suisse ou retraite. Les conditions dépendent de la situation et du règlement de la caisse.
La LPP est le 2ème pilier, lié à l’activité professionnelle. Le 3ème pilier est une prévoyance privée facultative. Les deux peuvent se compléter dans une stratégie de retraite.
Article rédigé par NEO Group SA
NEO Group SA est un cabinet de courtage en assurances basé à Genève, spécialisé dans l’accompagnement des entreprises en Suisse depuis plus de 20 ans. Nous conseillons indépendants, PME et sociétés sur l’ensemble de leurs obligations et couvertures d’assurance.
Notre approche est indépendante : nous analysons vos besoins et comparons les solutions du marché afin de vous proposer les couvertures les plus pertinentes. Nous accompagnons chaque année de nombreuses entreprises en Suisse dans le choix de leurs assurances professionnelles.